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Librairie Albertine à New York. Samedi 14 septembre 2019.

Samedi 14 septembre, à 16h, avec Maurin Picard (correspondant du Figaro à New York), nous parlerons des évènements qui marquèrent le sud de la France en 1942 et du roman que j’en ai tiré « Au nom des pères » (en français, ouvert à tous).
La discussion sera suivie d’une séance de signature.
Des exemplaires du roman seront disponibles dans la librairie.

Présentation du roman :
Fruit de quatre années de travail, « Au nom des pères » est un récit historique qui se déroule en novembre 1942 à Marseille et Toulon, où l’auteur a grandit. Il retrace l’amitié entre trois jeunes résistants français sous l’Occupation, et remonte le fil de l’histoire jusqu’à leurs pères, soldats de la Première Guerre mondiale, pour tisser la filiation des haines et amitiés franco-allemandes.

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#Buzz : Au nom des pères

Interview dans le magazine Cité des Arts – Septembre 2019

Interview parue dans Cité des Arts le 9 septembre 2019

Roman «Au nom des pères» 

Entre l’écriture, sa vie de famille et ses impératifs professionnels aux Etats-Unis, Mathieu Tazo, auteur talentueux originaire de Toulon, a décidé de tout concilier en suivant ses envies. Il publiait en mai son troisième roman : « Au Nom Des Pères ». Un roman historique captivant qui se déroule dans le sud de la France.

Qu’est-ce qui t’a donné envie d’écrire sur ce thème ?

C’est parti d’un constat assez banal. Les deux grandes guerres sont distantes de vingt à vingt-cinq ans. La première a provoqué la mort de presque vingt millions de personnes. On ne voulait plus revivre cela et pourtant, une génération plus tard, les enfants feront la seconde. C’est encore soixante millions de vies enlevées. Ce lien générationnel m’a amené à développer ce point de vue parents/enfants. En parallèle, j’avais envie d’aborder le point de vue de l’amitié. Je me suis aussi aperçu qu’à Marseille et Toulon, de nombreux événements en lien avec la guerre avaient eu lieu, comme la Rafle de Marseille et le sabordage de la flotte à Toulon.
(…)

Pourquoi utiliser le biais de l’amitié ?

L’amitié est mise à rude épreuve en période de guerre. Pourquoi cette seconde guerre mondiale… Pourquoi allemands et français ? S’agit-il d’une revanche de la première, qui elle-même serait une revanche de 1870 ? Ces guerres sont complexes, bien plus que les guerres napoléoniennes, elles s’intensifient par les enjeux politiques et économiques. Le conflit est une construction humaine, c’est un fondement de notre histoire et le processus se perpétue en instaurant une haine entre les peuples. Si cette création est possible, je me dis qu’il est possible également de la renverser et d’en donner la vision, plus discrète, d’une amitié qui naît et résiste à ces conflits. Un discret événement très peu connu, dans ce thème là de l’amitié, c’est la trève de la boue. Ce fut un sujet tabou pendant de nombreuses années, avec donc très peu d’informations dessus. Cela m’intéressait de le raconter.


Lire l’intégralité de l’interview ici

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Chronique de Delph la Bibliovore sur « Au nom des pères »

Chronique publiée le 7 septembre 2019 sur le blog de Delph la Bibliovore

Dans « Au nom des pères », Mathieu Tazo livre une histoire qui nous fait entrer dans la grande Histoire ! Rose, l’héroïne, se trouve confrontée aux horreurs de la seconde guerre mondiale et porte un regard sur un passé encore plus ancien.
(…)
Si vous êtes fans de romans historiques, « Au nom des pères » vous plaira particulièrement. Mais l’intrigue reste intéressante à suivre. Ne serait-ce que pour comprendre que l’homme oublie vite son histoire ! Le devoir de mémoire est bien illustré par Mathieu Tazo. Il nous fait bien saisir que le mal peut revenir si l’on n’est pas prudent. Attention une période noire peut en cacher une autre !

Pour lire la chronique complète : lien

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“Au nom des pères”: Mathieu Tazo replonge en 1942 à New York

Article de French Morning publié le 1er septembre 2019

Mathieu Tazo présentera son troisième roman Au nom des pères le samedi 14 septembre à la librairie Albertine. L’auteur répondra aux questions de Maurin Picard, journaliste et auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire américaine et la Seconde Guerre Mondiale.

Lire l’article complet

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Un été à Toulon

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Rencontre et signature à la Brooklyn Library à New York

Une belle après-midi à la Brooklyn Library : on s’est rencontré, on a parlé, on a même pris quelques photos. Merci à tous d’être venus!! C’est pour des moments comme ceux-là que j’écris ! 

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Marseille et Toulon

Comme le dit si bien La Provence, « l’auteur est toulonnais mais son ouvrage se déroule à Marseille. » 
Pour qui connaît le Sud, cela peut en effet paraître antinomique. ☺️

Pourtant, quand je me suis plongé dans l’histoire de la 2ème Guerre mondiale, Marseille s’est imposée par le dramatique effet d’enchaînement d’évènements assez méconnus qui se sont passés fin 1942 et début 1943. 
Le 12 novembre 1942, les troupes allemandes envahissent Marseille. La Résistance s’active et commet plusieurs attentats meurtriers en janvier 1943, déclenchant des vagues d’arrestation et de déportation, sur décision des nazis avec la participation de la police française. 
Du 22 au 24 janvier 1943, une rafle est organisée dans le quartier du Vieux-Port. Craignant un débarquement des troupes alliées sur les côtes provençales, les Allemands veulent supprimer tout foyer de résistance marseillaise et détruisent le quartier aux explosifs. 
20000 personnes furent jetées dans la rue, 12000 transférées de force dans un camp de rétention à Fréjus dont 800 furent ensuite déportées en Allemagne. 

Hasard du calendrier, hier, Le Monde annonçait qu’une enquête venait d’être ouverte pour crimes contre l’humanité concernant la Rafle du Vieux-Port : http://bit.ly/2ZbtTjT

Si je dois citer un seul livre qui m’a servi de référence pour cette période : Résistance et Occupation (1940-44), le 3ème tome de Midi rouge, ombres et lumières, de Robert Mencherini.

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« Au nom des pères » en images

« Au nom des pères » en 5 images, comme autant d’éléments de cette histoire qui n’a pas eu lieu mais aurait pu, au sein de cette grande Histoire qui a eu lieu mais n’aurait pas dû :
– le bouquet de bleuets déposé sur la tombe du père (soldat français en 14-18) d’Aufan (Résistant en 1942) par on ne sait qui
– Rose qui ne reconnaît pas les visages mais est témoin d’un crime sur la Place Pol Lapeyre à Marseille
– Cet homme au Borsalino, officier de la Gestapo qui influence l’enquête sur le crime
– Le père d’Aufan en décembre 1915
– Rose et Aufan : si elle le retrouve, elle le perd. Si elle ne le retrouve pas, elle le perd aussi. Que faire? 

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Une histoire de fantômes

Tout est parti d’une discussion avec la maîtresse d’une classe de maternelle (5 ans) qui voulait faire travailler ses élèves sur un texte collectif à partir de quatre éléments :

  • Un personnage principal: Gaston
  • Un lieu: dans un château
  • Un objet: un bonnet
  • Une rencontre : avec un fantôme.

Son idée ne s’arrêtait pas là. Elle voulait leur montrer qu’avec les mêmes éléments, on pouvait obtenir une histoire très différente. Elle m’a alors donné les mêmes quatre éléments pour que j’écrive ma propre histoire que je viendrais raconter en classe. J’avais deux semaines devant moi, j’étais tranquille.
Bien entendu, deux jours avant la date butoir, je n’avais pas commencé. Et bien entendu, quand j’ai commencé, j’ai dû transpirer pour arriver au bout de mon histoire, tard dans la nuit précédant mon rendez-vous avec les enfants.
Mais ça en valait la peine! Leur histoire fut excellente, avec tous les éléments qui font un bon texte : des personnages forts, des retournements de situation (la sorcière changée en rat, le fantôme qui se transforme en dragon), du suspense et une amitié entre un dragon et un petit garçon de 4 ans qui conclut en beauté cette oeuvre collective.
Mais, allez raconter votre propre histoire après ça! Mon tour venu, j’avais les genoux qui tremblaient, les mains moites, les tempes humides. Et 28 yeux qui me fixaient. Et j’étais assis sur une chaise d’enfant.
Je me suis lancé. Les yeux sont restés fixés, les expressions des visages variaient, certains attendaient peut-être l’apparition du dragon qui n’est jamais venue, et tous ont écouté mon histoire de fantôme avec cet intérêt profond qui donne envie d’avoir leur âge à nouveau.

Voici leur histoire.

L’histoire de Gaston et de son bonnet

« Il était une fois, un petit garçon, Gaston. Il a 4 ans. 
Il habite dans le château de plein de couleurs, avec plein de grandes pièces (20 salles). 
Dans une grotte, vit une sorcière au chapeau pointu. 
Dans le château, il y a aussi un fantôme qui s’appelle Raf. 
Un jour, Gaston perd son chapeau, un bonnet. 
La méchante sorcière le trouve et l’ensorcelle. 
Mais Gaston arrive à retrouver son bonnet dans une poubelle qui sent mauvais. 
Gaston met son bonnet sur la tête et, tout à coup, il se transforme en fantôme. 
Raf, qui est un fantôme, entend pleurer Gaston. 
Raf est un gentil fantôme et veut aider Gaston. 
Les deux fantômes vont retrouver la sorcière dans une grotte. 
Raf a des pouvoirs magiques. 
Raf et Gaston transforment la sorcière en rat.
La sorcière est maintenant en prison. 
Gaston est redevenu un petit garçon. 
Le fantôme Raf se transforme en dragon. 
Le dragon protège le château. 
Gaston et le dragon fantôme sont restés amis. 
Gaston a gardé son bonnet sur sa tête. « 

Et voici mon histoire…

Gaspard et Gaston

« Dans un royaume lointain, un roi nommé Gaspard vivait seul dans un château abandonné. 

Personne n’avait entendu parler de lui depuis très longtemps, depuis que la tour du château avait brûlé et que tous les gardes et servants s’étaient échappés en criant. La reine, quant à elle, avait survécu aux flammes mais on ne sut jamais ce qu’elle était devenue. 

Un jour, Gaston, un jeune homme pauvre et timide, s’aventure dans la forêt pour chercher des ronces, cet arbuste épineux dont certaines sorcières se servent parfois pour soigner les maladies. La mère de Gaston est souffrante et la sorcière qui vit au sous-sol de leur maison est inquiète. Elle veut préparer une potion de feuilles de ronces mais elle n’en a plus. Elle envoie donc Gaston en chercher et lui précise que s’il ne revient pas avec les ronces avant la huitième heure de la prochaine journée, il sera trop tard pour guérir sa mère.

Gaston cherche partout dans la forêt, il soulève les branches, pousse les feuilles mais ne trouve pas de ronces. Il finit par perdre son chemin alors que le soleil se couche. Il ne sait pas où dormir et il a froid maintenant. Il marche longtemps et découvre le château abandonné. Il a peur mais n’a pas le choix : il doit y entrer. 

Le château est vide. Gaston appelle : « Roi Gaspard, Roi Gaspard » mais personne ne répond. Il marche prudemment dans les longs couloirs muni d’une bougie. Il ouvre les portes délicatement, descend un escalier, entre dans la cuisine. Il continue son exploration et pousse une porte qui donne sur un potager. Il lit les écriteaux : tomates, carottes, fraises. Mais aucune n’a survécu à ces longues années sans entretien. Un peu plus loin, il voit des arbustes pleins de feuilles, d’épines et de fruits. Sur un vieux bout de bois est inscrit : “Mûres”, le fruit des ronces. 

Fatigué, Gaston va se coucher dans un grand lit, au milieu d’une somptueuse chambre, sur la promesse qu’au petit matin, il rentrerait le sac rempli de ronces pour soigner sa mère. 

Pendant la nuit, au milieu du silence, un grand cri traverse le château. Gaston se réveille, apeuré. “Aidez-moi” entend-il, “aidez-moi”. Il essaie de se rendormir, mais le cri se fait de nouveau entendre. “Aidez-moi”, “aidez-moi”. Il ne se rendort pas et le matin venu, alors que le soleil se lève, Gaston est très fatigué et pressé de rentrer chez lui. Il ramasse autant de branches de ronces qu’il peut en mettre dans son sac et s’apprête à sortir du château. 

Il passe près de la porte ouvrant sur l’escalier de la tour, celle qui a été en partie détruite lors de l’incendie. “Aidez-moi, aidez-moi”. La voix est faible et Gaston hésite à aller au secours de cette personne en détresse. Il a peur. Il regarde son sac plein de ronces et choisit de rentrer soigner sa mère. Dans une heure, il sera trop tard. 

“Aidez-moi, aidez-moi”. Ce ne sont plus des appels mais des pleurs maintenant. Gaston hésite. Il a un bon cœur et monte quelques marches, puis il redescend. Ceci n’est pas son affaire, il doit rentrer soigner sa mère. 

“Aidez-moi”. Il monte au premier étage. Personne. Tant mieux, il peut rentrez chez lui l’esprit tranquille, il a essayé.

“Aidez-moi”. La voix vient du troisième étage. Gaston hésite puis se résigne à suivre son cœur. Il monte jusqu’en haut de la tour. 

Il pousse une grille pleine de toiles d’araignées et recule d’un pas, soudain tremblant de tout son corps : penché en avant, un bonnet sur la tête, le pompon coincé dans les barreaux de la fenêtre, Gaston découvre un fantôme très affaibli qui le regarde de ses yeux implorant. 

— Je suis le fantôme du roi Gaspard, dit-il. Quand l’incendie s’est déclenché dans la tour, en pleine nuit, j’ai voulu aider la reine qui était enceinte à s’échapper. Elle a réussi à descendre le long du mur extérieur de la tour en se suspendant à une corde que je tenais de toutes mes forces. Mais mon bras est resté coincé dans les barreaux de la fenêtre et personne n’a pu m’aider car j’étais la dernière personne dans le château. J’ai péri dans les flammes mais j’ai eu droit à une dernière chance : en devenant un fantôme, je pouvais espérer connaître mon enfant à naître et revoir ma reine. Malheureusement, quand j’ai pu dégager mon bras des barreaux, le pompon de mon bonnet s’y est coincé à son tour. Et je n’avais aucune force pour l’en dégager. Je suis donc resté bloqué ici, à attendre, depuis vingt ans, que quelqu’un vienne me délivrer.

Gaston retire le pompon des barreaux et enlève le bonnet de la tête du fantôme. Il lui souhaite bonne chance pour retrouver son enfant et sa reine. Quant à lui, il doit vite partir car sa mère est souffrante et elle a besoin de ronces pour se soigner.

— Une seule sorcière dans la région sait utiliser les vertus médicinales des ronces et elle était la seule qui savait soigner la reine. Connais-tu cette sorcière appelée Appoline ? 

— Oui, elle vit dans notre sous-sol et elle sait guérir ma mère. 

— Se peut-il alors que la reine soit ta mère? Quel âge as-tu? 

— J’ai 20 ans.

Maintenant qu’ils se regardent avec attention, Gaston et Gaspard se ressemblent beaucoup et Gaston comprend qu’il vient de rencontrer son père. Mais le temps presse. Le fantôme du roi Gaspard suit Gaston jusqu’à sa maison. Gaston court le plus vite possible. 

Malheureusement, il est 8h05, ils arrivent trop tard. Les ronces ne pourront plus soigner sa mère. 

Quand elle voit Gaston entrer dans sa chambre, sa mère s’apprête à lui dire au revoir, elle se sent faible, la maladie de la tristesse aura eu raison d’elle. 

— Maman, étais-tu la reine du chateau avant que la tour ne brûle? 

Elle est troublée, elle ouvre de grands yeux, personne ne l’a jamais su, elle a gardé ce secret lourdement.

— Comment sais-tu cela?  

Gaston fait entrer le fantôme Gaspard et la reine et le roi se retrouvent à nouveau, heureux après toutes ces années de séparation. La maladie de la tristesse disparaît immédiatement.

Finalement, il valait mieux un fantôme que des ronces pour guérir la mère de Gaston. La sorcière Appoline le savait et son plan a fonctionné comme elle l’avait prévu. « 

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« Au Nom Des Pères » le troisième roman de Mathieu Tazo

Interview réalisée par Julie Sicot pour le Petit Journal New York – Mai 2019

Le football, l’écriture, la famille, le travail à New York, Mathieu Tazo a décidé de ne pas choisir, de s’affranchir des barrières et de suivre son instinct. Il vient tout juste de publier son troisième roman : « Au Nom Des Pères ». Un récit historique situé dans le sud de la France, le lieu de son enfance.

Lepetitjournal.com New York : Jusqu’à vos 18 ans, vous étiez footballeur de haut niveau à Toulon, aujourd’hui vous travaillez à la Société Générale à New York, et entre temps trois romans, d’où vient cette passion pour l’écriture ?

Mathieu Tazo : Je crois que j’avais ça en moi. Quand le football est devenu moins important, je me suis dit, soit j’essaie d’écrire maintenant, soit je le ferai à la retraite. J’ai suivi un atelier d’écriture pendant un an à Paris, et j’ai vu que ça me plaisait vraiment. Mon premier roman n’a pas été publié, mais le second oui. Puis, j’ai repris entièrement l’écriture de ma première histoire et elle a été publiée. C’était le jour et la nuit entre les deux versions. Pour ce troisième livre, je n’avais pas d’idées en stock. Je suis parti d’une feuille blanche, alors j’ai relu et étudié les auteurs qui m’inspiraient. J’ai pris mon temps, il m’a fallu quatre ans pour l’écrire.

De quoi parle justement « Au Nom Des Pères » ?

La deuxième guerre mondiale a été déclenchée 21 ans après le premier conflit. À la fin de cette première guerre, tout le monde a dit « plus jamais ça », et puis malgré tout une vingtaine d’années après, le second conflit démarre. Les pères franco-allemands sur la première et les fils sur la seconde. L’histoire de mon roman se déroule sur 3 semaines à Marseille et Toulon en novembre 1942 et il permet de remonter le fil de l’histoire des enfants jusqu’aux parents. On lie/lit la grande Histoire à travers la petite histoire.

Vous avez une famille, un travail, quand écrivez-vous ?

C’est un travail de longue haleine. Je travaille souvent la nuit, quand la maison dort. Je m’adapte des heures pour écrire. Pour ce roman, j’ai dû faire quatre versions. Ecrire c’est quelque chose qui vous prend dans les tripes et intellectuellement les idées s’entrechoquent. D’habitude, je travaille tout seul, mais là je me suis fait accompagner par une coach littéraire, car j’avais besoin d’aller plus loin. Quand j’écris je suis juge et partie, c’est difficile. J’avais besoin d’un œil externe pour me poser des questions et ça a été génial. Avoir un peu d’objectivité m’a permis d’avoir une histoire plus forte, homogène.

Deux de vos romans se situent dans le sud de la France, vous n’êtes pas inspiré par New York, où vous vivez depuis sept ans ?

Il y a toujours une partie de soi dans ce qu’on écrit. Dans le dernier, il y a sûrement le souvenir des discussions que l’on avait avec le grand-père qui était dans la Marine Nationale, pendant la seconde guerre mondiale, la guerre d’Algérie et d’Indochine. Et ça se passe à Toulon, où j’ai grandi. Mon premier livre se déroulait dans le village du sud où j’allais en vacances avec mes amis. Le prochain se situera sans doute à New York et dans un futur proche, mais rien n’est figé pour l’instant.

Comment faites-vous pour promouvoir vos livres en France alors que vous vivez loin ?

C’est presque plus facile de faire ma promo à New York. Je vais rencontrer la communauté française le 8 juin à la Public Library de Caroll Gardens à Brooklyn. Je commence à avoir les premiers retours, c’est intéressant. Et je serai en France cet été pour les vacances et pour parler du livre aussi.